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Et si nous parlions DOMS, récupération et photobiomodulation ?!

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Et si nous parlions DOMS, récupération et photobiomodulation ?!

Pathologies musculaires du sportif et DOMS

Les pathologies musculaires du sportif peuvent se présenter sur deux modes bien distincts : soit il s’agit d’un traumatisme avec un début brutal survenant pendant l’activité sportive, soit les douleurs vont apparaître de façon progressive et diffuse pendant, à l’arrêt, ou à distance de la pratique du sport.

De manière schématique et simplifiée, Il existe deux types de fibres musculaires :

Les fibres lentes de type I, très vascularisées, possèdent un métabolisme oxydatif. Elles contiennent de nombreuses mitochondries et sont riches en myoglobine. Elles sont peu fatigables et autorisent des contractions musculaires prolongées ;

Les fibres rapides de type II contiennent beaucoup plus de myofibrilles et possèdent une capacité importante de pompage du calcium. Leur métabolisme est glycolytique. Leur réseau capillaire est pauvre et elles contiennent peu de mitochondries. Elles se contractent de manière rapide et importante et possèdent peu «d’endurance».

Le muscle, selon sa fonction mais aussi votre patrimoine génétique et le phénotype développé, possédera une prédominance de fibres lentes ou de fibres rapides.

Enfin, le muscle ne contient pas que des cellules musculaires. Il possède également un tissu conjonctif dont le rôle est important puisqu’il assure la cohésion des fibres musculaires et contient les structures vasculaires et nerveuses. Les zones de jonction entre les cellules musculaires et le tissu conjonctif sont souvent une localisation préférentielle pour les lésions musculaires.

Courbatures ? Les DOMS !

Les Delayed-Onset Muscle Soreness (DOMS) sont des douleurs qui apparaissent progressivement de 12 à 48 heures après l’exercice et que l’on appelle de manière commune des « courbatures » (Stade 0 de la Classification de Rodineau & Durey (2005)). En trail-running, les muscles ayant été soumis à un travail excentrique intense, présentent des microlésions prolongées de stade 1 (Baumert, Lake, Stewart, Drust, & Erskine, 2016). Ainsi, comme le souligne par exemple Howell, Chleboun, & Conatser, 1993, la régénération musculaire à six jours post exercice est loin d’être accomplie, les muscles sont endoloris, rigides, sensibles et leurs capacités à produire de la force est diminuées pendant une à plusieurs semaines.

Bien qu’il existe des avantages biomécaniques, physiologiques et thérapeutiques évidents du travail en mode excentrique (Cheung et al.), il faut souligner que, pratiqué de façon intense ou inhabituelle, il peut conduire à des microlésions musculaires et à des altérations structurelles et fonctionnelles. Celles-ci peuvent évoluer sur une durée de plusieurs jours à plusieurs semaines. La résorption de ces microlésions musculaires s’accompagne d’un processus inflammatoire qui entraîne en général ces fameuses douleurs diffuses et retardées que sont les DOMS.

Les DOMS peuvent survenir par exemple lors de la reprise d’une activité sportive et peuvent évoluer sur plusieurs jours. La réalisation d’un effort inhabituel est également un facteur déclenchant, même pour un sujet sportif !

A l’examen clinique la palpation du muscle est douloureuse d’une façon diffuse avec parfois des points douloureux plus précis. On peut constater un déficit de force et une réduction des amplitudes articulaires car la mise en étirement du muscle génère des douleurs diffuses sans localisation précise.

Au plan de la biologie, des analyses réalisées lors de la manifestation de DOMS peuvent présenter une élévation sanguine des enzymes musculaires tels que la créatine kinase (CK) ou la lactodéshydrogénase (LDH) et des métabolites de la dégradation du tissu conjonctif  comme la présence des aminoacides hydroxyproline et hydroxylysine.

La récupération post-effort

Dans le sport moderne, la récupération est un élément aussi important que l’entrainement en lui-même. En effet si l’athlète ne récupère pas bien d’une séance, il aura des difficultés à s’impliquer au niveau du volume ou de l’intensité des séances suivantes. On peut identifier  plusieurs conséquences d’une récupération incomplète, comme des blessures (Nicholl, Coleman, & Williams, 1995), des maladies (Nichols, 2014), ou l’apparition d’un syndrome de surentrainement (Kellmann, 2010). Historiquement d’abord chez les athlètes de Haut-Niveau puis chez les athlètes loisirs la récupération a pris une place prépondérante afin de leur permettre atteindre leurs objectifs de compétition.

Un consensus scientifique existe sur le fait de récupérer de manière efficace pour diminuer le risque de blessure et optimiser la performance (Hausswirth, 2010) qui a conduit à la recherche et au développement de nouvelles méthodes de récupération en complément de méthodes plus classiques. Parmis les principales méthodes utilisées aujourd’hui nous pouvons citer les massages, l’immersion en eau froide (Leeder, Gissane, van Someren, Gregson, & Howatson, 2012), la cryothérapie (Hohenauer, Taeymans, Baeyens, Clarys, & Clijsen, 2015), la compression (Armstrong, Till, Maloney, & Harris, 2015) et l’électrostimulation (Bieuzen, Borne, Toussaint, & Hausswirth, 2014).
D’utilisation courante en physiologie du sport, ces méthodes sont des adjuvants avec des niveaux d’efficacité plus ou moins intéressants, des contre-indications et/ou des modes d’utilisation bien spécifiques.

Et demain ? La méthode la plus récente est ce que l’on nomme la photobiomodulation (PMB) c’est à dire l’utilisation de lumières programmées, de basse intensité.

La Photobiomodulation (PBM therapy)

Stéphane Ossanga

De plus en plus d’études mettent en évidence l’efficacité de la PBM sur les mécanismes de réparation et l’action anti-inflammatoire au niveau musculaire. Le principe de fonctionnement de la PBM est qu’avec des longueurs d’ondes spécifiques, les photons, particules composant la lumière, sont en mesure d’activer des sites de réception au niveau d’une enzyme photosensible présente dans les mitochondries (Karu et al., 2010)

Dans les études récentes en course à pied, Dellagrana et al., 2018, à partir d’un protocole randomisé et en double-aveugle sur quinze coureurs à pieds, ont évalué l’impact de la PBM sur des facteurs physiologiques en relation avec la performance. Le protocole consistait à utiliser la PBM sur les membres inférieurs des sujets puis à effectuer cinq minutes sur tapis à 8km/h puis cinq minutes à 9km/h le tout avec une inclinaison à 1%  et avec une minute de repos après chaque exercice. Après ces tests sous-maximaux, chaque sujet réalise un test d’effort sur tapis avec une augmentation de 1km/h toutes les trois minutes jusqu’à épuisement. Cette étude montre le bénéfice lié à la PBM avec une amélioration de l’économie de course à 8 et 9km/h, de la vitesse à VO2MAX, ainsi que du temps total avant épuisement.

En 2015, Leal-Junior et al. ont conduit une méta-analyse sur l’influence de la PBM sur la récupération et la performance. Leur méta-analyse a identifié 16 études en relation avec cette thématique en étudiant l’utilisation de la PBM avant, pendant et après exercice. Sur l’ensemble des analyses, 13 études indiquaient des résultats positifs significatifs sur l’utilisation de la PBM.

Augmentation du temps avant épuisement comparé au placebo ( 4.12 s (95% CI 1.21-7.02, p < 0.005)) et augmentation du nombre de répétitions ( 5.47 (95% CI 2.35-8.59, p < 0.0006)) pour les groupes sujets ayant eu les applications de photobiomodulation. Sur les marqueurs biochimiques, et malgré la disparité des études retenues (toutes n’ayant pas les mêmes critères d’analyse des marqeurs), la synthèse leur a permis toutefois d’identifier des résultats positifs sur 13 des 16 audits de marqueurs. Les résultats les plus significatifs et constants ayant été relevés sur les études utilisant la photothérapie appliquée avant l’effort et de concluer : « We conclude that phototherapy  improves muscular performance and accelerate recovery mainly when applied before exercise. »

Ainsi, la photobiomodulation (photothérapie) s’installe progressivement comme un dispositif incontournable dans la préparation et la récupération des sportifs notamment grâce à notre dispositif Life+™ SportDevice. Le dispositif Life+™ SportDevice est le premier dispositif de photobiomodulation portable, miniaturisé, rapide et accessible au grand public.

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