les plaies chez le cheval : les identifier, que faire, comment traiter ?

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

les plaies chez le cheval : les identifier, que faire, comment traiter ?

Les plaies sont la porte d’entrée des germes. Elles peuvent avoir des conséquences importantes pour le cheval selon leur localisation et leur profondeur. Des soins appropriés doivent être rapidement apportés afin de limiter et endiguer le risque d’infection.
Une précaution particulière est apportée à la prévention du tétanos car la bactérie qui en est responsable (Clostridium tetani) est présente dans la terre. Elle est donc susceptible de contaminer les plaies des chevaux, qui y sont très sensibles. Soyez à jour de la vaccination anti-tétanique de votre cheval, et si vous avez un doute, une injection de sérum anti-tétanique pourra être réalisée par le vétérinaire.

En cas de plaie, la mise sous antibiotique de votre cheval n’est pas systématique. Elle sera conditionnée par l’importance de la blessure, mais une antibiothérapie de courte durée (5 jours) est fréquente afin d’éviter les complications de type lymphangite (inflammation du système lymphatique entrainant un important gonflement du membre).

Prenez garde à ne pas sous-estimer l’importance de la blessure et appelez le vétérinaire si la plaie s’infecte.

Quand vaut-il mieux montrer la plaie à votre vétérinaire ?

Vous devez toujours avoir à proximité une trousse à pharmacie afin d’être en mesure de soulager votre cheval en cas de blessures bénignes et sans gravité. Commencez par tondre les poils autour de la blessure et vérifiez qu’aucun corps étranger ne s’y loge. 

En cas de plaies importantes et non superficielles, si votre cheval vient de se blesser et qu’il boite, si la zone touchée est chaude, gonflée et douloureuse ou si la plaie est profonde et nécessite des points de suture, vous devez appeler votre professionnel vétérinaire. Si il s’agit d’une plaie importante, votre trousse de secours d’urgence ne doit en aucun cas remplacer l’intervention du vétérinaire, mais seulement soulager un peu votre cheval et limiter les risques en attendant son arrivée.

Voici quelques conseils qui vous aideront à vérifier si vous devez appeler votre vétérinaire en fonction de l’état de la blessure :

  • Elle fait plus de 5 cm de longueur ou de largeur.
  • Elle est en regard d’une articulation.
  • Elle saigne abondamment.
  • Elle entraine une boiterie ou une suppression d’appui.
  • Elle suinte toujours
    Elle n’est pas cicatrisée au bout de 4 à 5 jours.

Chaque plaie est différente…

La localisation de la plaie sur le cheval : corps ou membres, articulation ou proximité d’os (plus grave) ; la profondeur de la plaie ; le type de tissus atteints (derme, muscle, tendons) ;…
L’ancienneté de la blessure ; le degré de contamination ; les conditions du milieu…

Pour être capable d’intervenir, il faut donc connaître les principes élémentaires de la cicatrisation d’une plaie et observer son évolution afin de vous adapter et prendre les bonnes décisions.

Pour la plaie superficielle

Pour une plaie peu profonde, en surface, type blessure de selle, lacération, réaliser un savonnage au savon doux puis rinçer ; ensuite appliquez un antiseptique local (solution ou spray).
Application d’une séance de NELOYSs+ AnimalCare en programme cicatrisation (durée 5’45mn).

Pour une plaie moyennement profonde

Il faut tout d’abord soigner la plaie.

Vérifier que votre cheval est à jour sur la vaccination tétanos. En cas de doute, faites  appel à votre vétérinaire pour utilisez un Sérum antitétanique. Le microbe du tétanos est présent dans la terre et se développe en l’absence d’air, donc lors de plaie profonde, même d’apparence minime (une simple écharde par exemple).

  • Couper/tondre/raser largement les poils autour de la plaie. Recouvrez la plaie d’une gaze pour la protéger et éviter toute projection de poils à l’intérieur.
  • Savonnage antiseptique.
  • Rinçage au jet d’eau.
  • Désinfection avec un antiseptique doux.
  • Application d’une crème antiseptique ou poser un pansement du commerce imbibé d’antiseptique : Ne pas utiliser de produits contenant des corticoïdes.
  • Le pansement: Il doit être changé fréquemment les premiers jours (en général tous les jours, voire plusieurs fois par jours selon la plaie et l’importance des suintements), puis tous les 2 ou 3 jours.
Précédent
Suivant
Précédent
Suivant

Pour une plaie profonde

Consulter le plus tôt possible un vétérinaire !

Prévoir un sérum antitétanique ou rappel de vaccination. 
Pour une plaie à suturer, il faut intervenir le plus tôt possible, dans les 6 heures, sinon la plaie devient trop contaminée et les sutures ne tiendront pas. De plus, les bords se rétractent et la suture devient difficile à réaliser.

Lorsqu’une plaie suturée suinte trop, les liquides s’accumulent sous la peau et la suture peut lâcher progressivement après 4 ou 5 jours. Le vétérinaire pourra placer un drain pour favoriser l’écoulement de la plaie.

Suivez le traitement général donné par le vétérinaire : des antibiotiques et anti-inflammatoires peuvent être prescrits.

Pour des plaies plus difficiles à soigner comme les tendons, les articulations, le poitrail et les ars, les glomes, les bourrelets coronaires, les plaies atteignant l’os (risques d’infection de l’os – ostéomyélite), ou encore les plaies avec corps étrangers introduits profondément.

Pour une plaie hémorragique

Il s’agit d’une urgence !
L’appel à votre vétérinaire, ses premières indications avant son arrivée ou l’arrivée en clinique vont conditionner la survie de votre cheval.

Veines : la plaie saigne en nappe diffuse, il faut faire un pansement compressif à l’endroit de la plaie, là où elle saigne.

Artères : la plaie saigne par jet saccadé, il faut faire une compression ou un garrot en général au dessus de la plaie (c’est-à-dire entre le cœur et la plaie) s’il s’agit d’une plaie d’extrémité. Le garrot peut être laissé en place environ une heure.

De l’intérêt de la photobiomodulation pour favoriser significativement le processus de cicatrisation

Déjà utilisée chez l’humain pour préparer avant chirurgie ou en post-chirurgie pour favoriser la cicatrisation, la photobiomodulation sera un allié de choix pour optimiser les mécanismes biologiques impliqués dans le processus de cicatrisation de la plaie de votre cheval. Qu’elle soit bénigne ou plus importantes, elle pourra être utilisée.
Le dispositif NEOLYS+ AnimalCare intègre un programme d’émission de lumière non invasive pour la cicatrisation. 

Plaies, lacérations, plaies profondes,… Quelles sont les erreurs à éviter, comment faire ?
Livre blanc GRATUIT pour tout comprendre sur les plaies chez le cheval et l’action de la photothérapie !

Equipez-vous du dispositif NEOLYS+ AnimalCare afin d’accompagner et traiter les problèmes courant du cheval en quelques minutes.